Cyber sécurité Comment se protéger efficacement contre les cyberattaques : conseils de l’ANSSI Les trente dernières années ont vu se développer les outils informatiques et les systèmes d’information de façon exponentielle et cet état évolue à chaque instant au point qu’aujourd’hui, une grande majorité des entreprises dispose d’outils informatique, généralement connectés à internet qui leurs permettent l’accélération des échanges, le stockage d’informations, l’accès à des biens et services partout dans le monde. Néanmoins, l’augmentation de l’utilisation des systèmes d’information et des outils connectés, augmente par la même occasion les possibilités d’attaques malveillantes de ces systèmes. Les systèmes en question représentent l’ensemble des supports (sites internet, serveurs, clés USB, bases de données, …), moyens techniques (réseaux informatiques, téléphoniques, satellitaires, …) utilisés pour l’échange de données, et le contenu qui y transite (données personnelles, financières, messagerie, …). (Arpagian 2010) C’est l’intrusion mal intentionnée de ces supports, moyens techniques ou contenu qui définit ce qu’est une cyberattaque. L’Agence Nationale de la Sécurité des Systèmes d’Information (ANSSI) définit 4 catégories de menaces qui sont : (Français s.d.) Catégorie de menaces Cybercriminalité Exemple Usurpation d’identité pour obtenir, altérer, ou crypter des données et en faire un usage criminel Espionnage Exemple Recherche de renseignements (industriels, logistiques, …) afin de les exploiter ou de les commercialiser. Atteinte à l’image Exemple En rendant un service attendu inutilisable ou en altérant le contenu de pages web Sabotage Exemple Rendre inopérant tout ou partie d’un Système d’Information Mécanismes de propagation (liste non exhaustive) Il faut les distinguer des « mécanismes de propagation » ou techniques d’attaque mises en œuvre dont : Logiciel malveillants Exemple Logiciels espions utilisés pour voler les informations d’identification des employés, contamination en cascade des utilisateurs … Ingénierie sociale Exemple Phishing, fausses applications, usurpation d’identité, … Exploiter une faille de configuration ou de logiciel Exemple Injection de code SQL, saturation de la mémoire, … Attaque physique Exemple Modification physique du matériel, intrusion physique, … Force brute Exemple Deviner un mot de passe SSH, deviner une connexion web Open Source Exemple Recherche en ligne d’information d’identification, clés API, Noms d’utilisateurs Les attaques cyber impliquant la Supply Chain sont un problème de sécurité depuis de nombreuses années, mais la communauté semble avoir été confrontée à un plus grand nombre d’attaques au cours des 5 dernières années, et qui s’organisent toujours mieux au fil du temps. Parmi les attaques qui ont marqué les esprits, on note : « Wannacry » (mai 2017), logiciel malveillant de type « rançongiciel » autorépliquant ayant touché plus de 300 000 ordinateurs dans plus de 150 pays dont, plus particulièrement, l’Inde, les Etats Unis et la Russie en exploitant une faille de sécurité sur les OS Windows antérieur à Windows 10. Parmi les entreprises visées, Renault a dû mettre à l’arrêt plusieurs site industriels pour ralentir la propagation du virus dont au moins 4 sites en France pendant 2 à 4 jours. L’attaque s’est par ailleurs étendue à Nissan, membre de l’alliance en impactant à minima l’un de ses sites de production (Béziat 2017). « NotPetya » (juin 2017), logiciel malveillant de type « Wiper » (qui détruit les données) bien qu’apparaissant à l’origine comme un rançongiciel. Les cybercriminels se sont servi des principes de la Supply-Chain pour se déployer et avoir un impact significatif en termes de temps d’arrêt des systèmes, de pertes monétaires et de dommages à la réputation. Effets des attaques Parmi les effets de cette attaque, l’exemple le plus parlant d’un point de vue Supply Chain est celui de l’entreprise de transport et logistique Maersk. En effet, en tant qu’entreprise logistique, Maersk dépend de nombreux partenaires mondiaux pour maintenir ses opérations et ces partenaires dépendent eux même de Maersk pour assurer le fonctionnement efficace de leur chaîne d’approvisionnement. Lors de la cyberattaque, Maersk qui traite 1 container sur 7 expédié dans le monde a suspendu les expéditions et a limité ou arrêté ses opérations dans trois des plus grands ports du monde. Bien que la compagnie maritime ait réagi rapidement à l’attaque, elle a subi des pertes financières substantielles estimées à 300 millions d’Euros et généré pour ses clients des retards de livraison importants. Plus récemment une campagne d’espionnage numérique ayant probablement débuté en mars 2020 et qui n’a été identifiée qu’en décembre 2020 (FranceInfo 2020) a été possible par le biais d’une mise à jour compromise de l’un des logiciels de gestion et supervision des réseaux informatiques de l’entreprise Solarwinds. Près de 18 000 clients ont été touchés et parmi eux Microsoft, ou certains ministères français. La cible finale de cette attaque n’est pas identifiée, mais si celle-ci devait par exemple être Microsoft, les Cybercriminels ont, pour l’atteindre, utilisé une faille identifiée chez un de ses fournisseurs. L’importance de la Supply-Chain est attribuée au fait que les attaques réussies touchent un ensemble de clients qui font appel au fournisseur concerné. Par conséquent, les effets en cascade d’une seule attaque peuvent être répercutés sur l’ensemble des clients et fournisseurs, quel que soit leur rang dans la chaîne tant au point de vue risque cyber, qu’au point de vue activité de l’entreprise. En mai 2021, une attaque visant un oléoduc de l’entreprise Colonial Pipeline (près de 45% des carburants consommés sur la côte est des Etats-Unis), a entraîné une pénurie de carburant dans 30 % des stations-service autour des grandes villes, la modification du plan de transport aérien de vols long courrier et a poussé les autorités à prendre des mesures d’urgence pour faciliter l’approvisionnement et éviter la panique (France24 2021). Face aux menaces Les états mettent en place un certain nombre de mesures Préventives : Aux Etats Unis où une certification CMMC (Cybersecurity Maturity Model Certification) définit un niveau minimum de protection à avoir pour pouvoir être fournisseur (et ce, quel que soit le rang) du Département de la Défense. En France, l’ANSSI propose un MOOC (Massive Open Online Course) traitant de cybersécurité et qui permet de comprendre quels sont les risques et menaces liés au numérique (cybercriminalité, atteinte à l’image, espionnage, sabotage…) et quelles sont les bonnes pratiques à adopter (comment choisir correctement son mot de passe,
De l’intelligence des e-commerce et m-commerce ou comment se projeter dans la vente moderne
E-commerce et m-commerce En 2014, le marché on line BtoC poursuit sa croissance à deux chiffres dans les segments spécifiques comme la Mode avec les produits de 2e génération, stocks invendus ou déclassés provenant du circuit classique, qui génèrent des flux importants. Cette évolution profite désormais à d’autres marchés et offre dorénavant de belles opportunités aux produits plus techniques qui représentent un poids transporté non négligeable. Dans l’air du temps, l’achat en ligne est à la portée des internautes « chronophagés » et le nombre d’acheteurs connectés continuent de progresser. Avec l’âge d’or du e-commerce et son évolution post 2010, ventes multicanaux, explosion du m-commerce et demain le m-payant tel que présenté par Apple ® lors de sa dernière keynote, nombre d’entreprises n’ont pas su s’adapter à l’élan de créativité du monde du virtuel, à la course effrénée à la compétitivité, à sa nouvelle organisation. Le e-commerce qui a donné naissance à la e-logistique promettait à ces entreprises de réduire les distances donc les coûts pour atteindre une plus large clientèle. Elles n’ont pas réussi. Au 21e siècle, la logistique est de plus en plus hétérogène et cumule les contraintes du digital : envois monocolis plus rapides et moins chers, horaires de livraison à la carte, coût global, e-relation, développement durable…Il faut vendre au plus grand nombre, dans un délai plus court : les acteurs qui subsistent sur la place officient dorénavant dans le e-business qui requiert la mise en œuvre d’une artillerie lourde pour se hisser au rang des Pure Players. En 2014, l’enjeu est de taille pour une entreprise qui démarre la vente en ligne et dont l’objectif est de transformer son audience et ses prospects en clients. Dans l’exercice de ses multiples fonctions, la tête dans le guidon, l’entrepreneur ne sait plus où donner de la tête.Il faut partir du bon pied : rien ne sert de courir, il faut organiser à temps. La voie de l’intelligence pourrait être la voix de la raison pour chercher à transformer l’information glanée sur internet en connaissance utile, notamment l’ergonomie d’un site web pour gagner et garder une clientèle exigeante…Il faut trouver son équilibre : un jeu d’équilibriste. La voie de l’intelligence pourrait être la voix de la réflexion autour d’une idée tryptique du e/m commerce intégrée à la stratégie de l’entreprise : achats virtuels, recherche d’instantanéité, divertissement…Il faut libérer du temps : la création d’entreprise est consommatrice de temps. La voie de l’intelligence serait celle des 80/20, une méthode universelle à appliquer pour apprendre notamment à gérer son temps selon l’optimum gain/effort : restreindre son champ d’actions pour protéger l’essence même de l’entreprise, capter la vision service de son modèle…Il faut déléguer : externaliser la partie logistique. La voie de l’intelligence pourrait être la voix du conseil opérationnel métier pour accompagner la réflexion et la prise de décision, donner le coup d’accélérateur au projet d’externalisation logistique e/m commerce, ce qui préserve la démarche entrepreneuriale et la motivation de l’entrepreneur. Gardons cela en tête : de la stratégie aux opérations, il n’existe pas de discours unique pour réussir dans le commerce en ligne. Autrement dit, il n’y a rien de scientifique dans le fait de vouloir ou pouvoir lancer une entreprise dans ce domaine. Le bon sens et une meilleure organisation donnent souvent du résultat! Article rédigé par Chantal Brice, Consultante Partenaire Chrymelie Retour page articles
L’innovation au cœur de la Supply Chain
L’innovation est un vecteur de différenciation sur lequel l’entreprise, quelle que soit sa taille, est obligée de s’impliquer. Afin de rester compétitif, les entreprises doivent répondre constamment à deux problématiques centrales, à savoir l’optimisation de leur chaîne logistique (d’amont en aval) mais aussi repenser leur organisation globale.
Les bonnes pratiques de la logistique
Si les bonnes pratiques sont vraiment bonnes, pourquoi ne sont-elles pas généralisées ? Cette question en forme de provocation m’a été posée par un client lors d’une mission de conseil et m’a amené à pousser la réflexion.
La Convergence des Systèmes d’Information, juste une simplification des flux ?
La convergence est le fait de faire tendre deux entités vers un objectif commun, un même but, un même résultat. La convergence de systèmes d’informations s’inscrit dans cet esprit. Il s’agit de mettre en commun un outil informatique qui permettra de réunir en un seul système les besoins spécifiques de chaque entité.
Transformation digitale, le salarié numérique
« La transformation digitale se réfère aux changements associés à l’application de la technologie numérique dans tous les aspects de la société humaine. »
Elle désigne l’ensemble des processus qui permettent d’intégrer les technologies numériques dans les activités mais aussi dans l’organisation d’une société.
Completeness et Timeliness : le Global Service Center en soutien de la performance transport 3PL
L’apport d’un service externe est souvent un facteur de performance pour une grande entreprise de transport.
L’impact sur la Supply Chain de l’émergence des produits « sains » dans les habitudes alimentaires des Français
La notion de produit « sain » est devenue très répandue dans le mode de consommation des Français. Toutefois, celà impacte grandement les process et flux au sein de la Supply Chain des producteurs et distributeurs.
Retrouvez cette analyse de notre consultant Damien Ferrieux sur les conséquences pour la Supply Chain de ce mode de consommation des Français.
Choisir et mettre en place un WMS
Installer un WMS (Warehouse Management System), comme un des piliers d’une gestion optimisée de l’entrepôt est un projet de taille qui doit être soutenu par une Direction Générale convaincue et piloté de manière attentive et continue, avec 3 étapes clés : L’implication des équipes pour définir les processus opérationnels, le choix d’un outil adapté aux spécificités métier, l’accompagnement de la transformation digitale.
Supply Chain, Transformation et Conduite du changement
Parmi les conditions de réussite de la transformation métier et/ou digitale de la Supply Chain, au coeur de l’entreprise, il y a l’implication des hommes à toutes les étapes du projet… Bien accompagnée la mutation des méthodes de travail vers plus de transversalité, de collaboration, peut être une belle opportunité de récréer du lien social dans l’entreprise.